À propos du roman

Antarcticas est né de la concordance de deux rêves.

D’une part de l’aspiration, ancrée en moi de longue date, à écrire un roman d’anticipation et, d’autre part, la volonté de partager avec le plus grand nombre des éléments de réflexion sur la relation entre l’homme et l’environnement, en particulier avec les enjeux actuels s’y rapportant pour l’avenir.

Si le roman est, clairement et par bien des aspects, une pure fiction ; il fait preuve, sur ce point précis, d’un support scientifiquement et techniquement bien documenté par une vie entière dédiée à ce sujet. Biologiste de formation avec pour passions la randonnée, la cueillette des champignons et la photographie nature ; avec, aussi, une vie professionnelle de deux décennies consacrée à l’environnement – depuis un poste au sein d’une ONG à celui d’expert et enfin de responsable du développement durable pour des sociétés et des grands projets – j’ai la chance de disposer d’une vue d’ensemble des mécanismes scientifiques, économiques, idéologiques et sociaux qui entourent ces questions.

Je souhaitais partager une part de ce savoir sous une forme ludique et extrêmement accessible. Je crois, et j’espère, que par son rythme (de cyber-thriller m’a dit un éditeur et j’ignorais écrire dans cette catégorie !) et son fond romanesque et pourtant profondément ancré dans le réel, Antarcticas m’a permis de relever ce défi ; même si je n’ai pas, loin de là, totalement maîtrisé l’histoire : celle-ci ayant acquis sa vie propre au cours de sa rédaction.

Le roman combine une réflexion prospective sur la relation humain-nature, à partir des points de vue des différents personnages, et une interrogation fondamentale sur son sens et l’avenir que nous nous dessinons sans parvenir à l’infléchir ; en ce sens l’histoire est une forme de mise en garde. Il ne s’agit à aucun moment d’imposer une vision, un futur ou une doctrine, mais bien plutôt d’induire une réflexion personnelle chez le lecteur, de lui offrir des clés de compréhension pour appréhender les enjeux auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés, tout étant pris par une aventure intrigante (du moins était-ce mon intention, seuls les lecteurs pourront en juger).

Enfin, Antarcticas n’est ce qu’il est que du fait d’une singularité : parfois, dans la vie, il survient des événements imprévus ; de ceux qui balayent les fondations de toute une existence. Lorsque cela se produit, et c’est le cas pour beaucoup d’entre nous, il n’y a qu’une chose à faire : lutter pour vivre heureux, ne pas se laisser submerger par le désespoir et la douleur, transformer l’ombre en lumière. Ecrire ce roman fut pour moi une aventure importante dans un tel schéma, une marche sur le chemin, une corde sur une pente glissante et une porte sur l’avenir. Je ne peux qu’espérer que le lecteur ou la lectrice trouve du plaisir à le lire et y puise de la force.

Pour la petite histoire, la quasi-totalité de l’intrigue a été écrite entre mai et septembre 2014, soit deux ans et demi avant sa publication. J’ai eu, par la suite, la chance de bénéficier des conseils d’écriture de plusieurs éditeurs (que je ne saurais assez remercier) qui m’ont permis de franchir de nombreuses et profitables étapes dans mon style littéraire. Ayant une culture scientifique et technique, certains ressorts de rédaction manquaient à l’histoire d’origine. Ces réécritures de forme ont occupé dix-huit mois, du fait d’un travail prenant par ailleurs. En conséquence, comme dans tout exercice de prospective ou d’anticipation, il existe déjà quelques anachronismes localisés et chaque journée peut en faire apparaître de nouveaux, jusqu’à ce qu’Antarcticas soit devenu une uchronie !

Bienvenu(e) en Antarcticas