La guigne et la lumière: la vie des exemplaires handicapés et collectors

Voilà, l’expérience d’un défaut sur le premier tirage dont une partie a été envoyée, c’est un coup dur moralement car on est forcément déçu. J’avoue, dans un premier temps, cela m’a abattu.

Et puis, j’ai regardé les exemplaires concernés dont je dispose et je me suis dit : quel gâchis.

Après quoi, j’ai pensé : sommes toutes, se sont des collectors uniques… qui sait si cela n’aura pas sa place dans la vie et l’histoire (d’ores et déjà mouvementée) de ce roman  ?

Et, enfin, je me suis dit : après tout, ces exemplaires ne méritent-ils pas une vie eux aussi, bien qu’ils soient légèrement handicapé comme leur auteur ? Et j’ai décidé de leur donner une existence en propre, car ils le méritent également. Aussi, je vais les laisser dans des lieux publics, accompagnés d’un mot dédicacé, à la lecture de qui les trouvera.

De la sorte, malgré leur défaut, ils vivront et auront leur usage et leur valeur. Ils offriront un moment inattendu à des personnes dont j’ignore tout et qui ne connaissent rien de moi, et accessoirement, ils élargiront le spectre des lecteurs.

La dédicace de ces ouvrages est la suivante :

« Ceci est un mot de l’auteur.

Lors du premier tirage du roman, un défaut a frappé certains exemplaires les rendant non commercialisables. Plutôt que de les jeter, j’ai souhaité leur donner vie en les laissant à qui les trouvera dans des lieux publics. Si vous lisez ces mots, vous faites partie de cette chaîne et de l’histoire mouvementé du livre que vous tenez en main.

Je vous invite à le lire, si vous en avez envie, puis, si vous l’avez aimé, à visiter mon blog (www.antarcticas.fr), à le partager sur les réseaux sociaux et même, si vous pouvez vous l’offrir, à acheter Antarcticas. Si vous n’avez pas aimé, vous pouvez aussi visiter mon blog pour vous exprimer.

Lorsque vous aurez fini votre lecture : si vous êtes juste, vous le laisserez à votre tour dans un lieu public, ou le ferez circuler à un ami ; si vous êtes tête en l’air ou égoïste, vous le garderez sur une étagère oubliée ; enfin, si vous n’êtes vraiment pas malin, vous le jetterez.

Je vous souhaite une agréable lecture, malgré le handicap ponctuel dû au défaut d’impression. Bien à vous cher inconnu(e),

Etienne »

Si vous avez eu un de ces exemplaires en main, n’hésitez pas à me faire part de son histoire avec vous, sous forme de commentaires. Je serais ravi d’avoir de leurs nouvelles.

 

2 réflexions sur “La guigne et la lumière: la vie des exemplaires handicapés et collectors

  1. Ping : Des exemplaires collectors – Antarcticas

  2. la vérité est les défauts d’ imprimerie ne m’ont que rarement gêné, c’est un détail pour le lecteur et un problème pour l’écrivain.
    « Si chacun faisait son travail consentieusement , …. »
    Bertrand Pierre Labouré

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